L'Amazone a atteint en octobre son niveau le plus bas depuis trente-cinq ans à la station d'Iquitos (Pérou). En conséquence, au Pérou comme au Brésil, des populations entières sont coupées du reste du monde parce que les bateaux - seuls moyens de transport dans la forêt tropicale - ne peuvent plus remonter le cours d'eau. (Sur la photo, le lac Anama à sec, au Brésil.)

Une hausse de 0,5 à 1 °C de la température de surface des eaux océaniques est à l'origine de ce phénomène. Ce réchauffement est lié à des pressions plus basses, qui diminuent le flux de la mousson en direction de l'Amazonie. (Sur la photo, des habitants de San Pedro marchent sur les rives du lac Manacapur, au Brésil.)
L'assèchement des cours d'eau a des répercussions notables sur certaines espèces animales déjà menacées. Les autorités s'inquiètent du sort de deux espèces : le petit dauphin d'eau douce et le lamantin. (Au Brésil, sur le lac Rei, après un mois de sécheresse, des cadavres de poissons flottent.)

L'oiseau-mouche fait partie des espèces en danger. Son habitat s'est réduit aux vallées andines de Cajamarca, de l'Amazone et de La Libertad, dans le nord-est du Pérou.

La sécheresse alimente les incendies. Chaque minute, une surface équivalente à six terrains de football part en fumée dans la forêt amazonienne.

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Le plus grand fleuve du monde n'a jamais été à un niveau aussi bas depuis trente-cinq ans. Sa faune et sa flore sont menacées.
http://www.lemonde.fr/planete/portfolio/2005/10/20/l-amazone-en-danger_701692_3244.html
